UMP : l'amende de Nicolas Sarkozy payée
par le parti refait surface
Les cadres du parti doutent de la légalité de la manœuvre qui permis à l'UMP de régler des amendes infligées à Nicolas Sakozy après l'invalidation de ses comptes de campagne, rapporte l'"Express".
Le "Sarkhoton" revient empoisonner la vie de l'UMP. En cause, un chèque réglé par l'UMP pour payer les amendes infligées personnellement à Nicolas Sarkozy, dont la légalité divise les dirigeants du parti, rapporte l'Express.
L'UMP avait lancé une vaste campagne de dons, le "Sarkhoton", à l'été 2013 pour assumer financièrement les 11 millions d'euros à rembourser après l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.
L'UMP avait lancé une vaste campagne de dons, le "Sarkhoton", à l'été 2013 pour assumer financièrement les 11 millions d'euros à rembourser après l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.
L'UMP avait choisi de soutenir Sarkozy
Légalement, l'UMP n'était pas obligée d'assumer cette ardoise, le règlement revenant au candidat, mais le parti avait décidé de soutenir Nicolas Sarkozy.
Sauf que parmi les sommes remboursées par l'UMP, figuraient 363.615 euros de sanctions à "caractère personnel" infligée à Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel.
En septembre, déjà, le Canard Enchaîné avait souligné l'illégalité potentielle d'un remboursement par l'UMP et non par le candidat. Interrogée sur ce point, la trésorière du parti avait semblait embarrassée.
Sauf que parmi les sommes remboursées par l'UMP, figuraient 363.615 euros de sanctions à "caractère personnel" infligée à Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel.
En septembre, déjà, le Canard Enchaîné avait souligné l'illégalité potentielle d'un remboursement par l'UMP et non par le candidat. Interrogée sur ce point, la trésorière du parti avait semblait embarrassée.
Un possible conflit d'intérêt
À présent, les nouveaux cadres de l'UMP viennent de s'apercevoir que la personne qui a validé la légalité de ce remboursement n'est autre que Maître Philippe Blanchetier, l'avocat de Nicolas Sarkozy.
Plusieurs cadres du parti estiment qu'il y a eu "conflit d'intérêt" et même "abus de confiance". L'ancien premier ministre François Fillon, dont la rivalité avec l'ancien président ne fait plus de secret, fait partie de ceux-là.
Plusieurs cadres du parti estiment qu'il y a eu "conflit d'intérêt" et même "abus de confiance". L'ancien premier ministre François Fillon, dont la rivalité avec l'ancien président ne fait plus de secret, fait partie de ceux-là.
Désaccord au sein de la nouvelle direction
Le député de Paris a sollicité une consultation qui a confirmé que l'UMP n'avait pas à payer pour Nicolas Sarkozy. Résultat, il ne souhaite pas "assumer la responsabilité juridique" de la décision du remboursement.
Alain Juppé partage l'avis de François Fillon, tandis que Jean-Pierre Raffarin préférerait trouver une solution d'apaisement. La troïka doit trouver un accord avant le lundi 30 juin, date à laquelle elle doit livrer les comptes certifiés de l'UMP à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.
Alain Juppé partage l'avis de François Fillon, tandis que Jean-Pierre Raffarin préférerait trouver une solution d'apaisement. La troïka doit trouver un accord avant le lundi 30 juin, date à laquelle elle doit livrer les comptes certifiés de l'UMP à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.
Une enquête préliminaire a été ouverte concernant le paiement par l'UMP d'une amende de 514.000 euros infligée à Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy avait écopé d'une amende après l'invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. L'amende, dont s'est acquittée l'UMP, fait l'objet d'une ENQUÊTE
préliminaire ouverte par le parquet de Paris.
CETTE ENQUÊTE
, ouverte le 2 juillet, vise un éventuel "abus de confiance" au préjudice de l'UMP.
CETTE ENQUÊTE
Dénoncé par des membres de l'UMP
Le Conseil constitutionnel avait estimé en juillet 2013 que l'ex-président devait restituer au Trésor public l'avance forfaitaire de 150.000 euros qui lui avait été versée pour sa campagne, et lui payer 363.615 euros correspondant au dépassement du plafond légal des dépenses.
Ce sont les commissaires aux comptes de l'UMP qui ont alerté le PARQUET
le 1er juillet. Les investigations ont été confiées à l'office anti-corruption (Oclciff) de la police judiciaire.
Ce sont les commissaires aux comptes de l'UMP qui ont alerté le PARQUET
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